Happiness ou mindfulness?

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«Happiness does not mean having THE Happy life. The happiness finds itself in each of the small moments of joy which we live in every day.»

Aujourd’hui j’ai eu la chance d’entendre ces paroles de la part d’un homme qui a choisi de vivre simplement et de créer des produits biologiques et natures des plus savoureux. Produits qu’ils partagent en vivant des moments vrais et authentiques avec des gens de partout, autour de sa propre table dans sa petite ferme au nord de Paros! Un homme qui a choisi de vivre en mettant au coeur de chacune de ses journées, l’amour, le partage, l’amitié et la reconnaissance de ce que la terre lui offre (petit vidéo présentant la ferme). Cet homme a choisi de sentir, goûter et vivre chacune des secondes de sa vie simplement et en conscience. La signification même de l’expression «pleine conscience».

Cette expression «pleine conscience» est utilisée à toutes les sauces et parfois de façon erronée. Le marketing actuel laisse croire au gens que «mindfulness» est synonyme de «happiness». C’est certain que vue comme cela… c’est vendeur 😉 Nous sommes tous à la recherche d’une façon d’être plus heureux au travers de notre rythme de vie effréné. J’entends souvent que c’est la nouvelle approche pour être heureux ou des expressions telle que «arrête de te comparer (ou) arrête d’être fâchée «c’est tellement pas mindfulness»». Je dois dire que ces affirmations, parfois dites par des personnes que je respecte ou dont j’admire le cheminement, m’ont souvent amenée à me remettre en question. Mais en fait, sans rien enlever à ces personnes que j’estime, la vérité, c’est que «mindfulness» n’est pas synonyme de «Happiness»!

Aujourd’hui, assise dans une ferme bio au centre de nul part, j’ai eu la chance de vivre un moment unique lors duquel un homme m’a raconté vivre chacun de ces moments de vie simplement, mais non tous de façons semblables et ni avec une seule émotion. Vivant des rencontres parfois plus belles que d’autres, vivant des moments de récolte ou de business plus difficiles que d’autres, cet homme accueille chacun des moments comme il est, et accepte que la vie est telle quelle est sans se battre contre ce fait. Au final, il en retire le bon, étant plus conscient de ce qu’il a de positif dans chacune de ses journées, malgré les temps parfois difficiles.

Depuis quelques années, la pleine conscience fait partie de ma vie comme pratiquante. J’ai la chance de la partager de plus en plus et j’en suis reconnaissante. Pendant longtemps je me suis battue pour ne pas ressentir ou vivre les émotions plus négatives. Parce qu’on va se le dire… ce n’est pas confortable avoir de la peine ou être en colère. Et depuis quelques temps j’accepte que la pleine conscience nous amène à être conscient du positif et à prendre distance des émotions et pensées négatives… mais que le but premier n’est pas d’être plus heureux. C’est avant tout un effet secondaire positif de cette pratique. J’accepte de plus en plus que vivre la pleine conscience c’est ressentir et observer le moment présent pour ce qu’il est «ici et maintenant». C’est prendre conscience de chacun des moments de la journée, incluant les plus heureux et les plus difficiles. Être conscient de nos valeurs, de ce qui nous fait vibrer, et de nous permettre de recevoir ce qui se présente afin de faire des choix éclairés en lien avec ce que nous ressentons vraiment et souhaitons réellement.

La pleine conscience n’est pas là pour vous culpabiliser ou vous rappeler que vous devriez être plus heureux! La pleine conscience est là pour vous permettre d’observer les choses telles quelles sont, sans vouloir changer quoi que ce soit, que ce soit un fait, une émotion ou une pensée. Elle vous donne la chance de prendre une distance avec cette tempête interne qui peut facilement devenir plus grande qu’elle ne l’est en réalité, en observant les choses telles quelles sont ici et maintenant. Elle vous permet d’accueillir ce qui est et de prendre le temps de le ressentir, de le voir, de le vivre… 🙂

Alors vous avez le droit d’être en colère, d’avoir de la peine ou d’avoir du ressentiment.

Vous avez le droit de vous levez le matin et de vous sentir «bouette» et de vous dire «merde je resterais au lit».

Comme vous avez le droit de rire aux éclats et de vivre des moments uniques lors desquels vous vous dites «merci la vie!».

Prenez simplement conscience de ce qui se passe dans votre moment présent et respirez profondément pour accueillir ce qui est… car tout est parfait, peu importe sa couleur, «ici et maintenant».

😉

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Pour voir les différents ateliers, cours et formations en lien avec la pleine conscience: www. yoginirebelle.org 

Cet inconfort qui nous fait avancer…

Il y a de ces moments où l’on se retrouve dans une sorte d’impasse. Où même si on se voit aller… on est incapable d’agir autrement… l’émotion étant trop présente… trop forte.
Ces patterns, ou samskaras en yoga, dans lesquels tout notre être est habitué de s’ancrer. Notre corps, notre tête, notre âme sont pris dans un tourbillon et une réaction, parfois forte ou inappropriée arrive! Un moment où la réaction est plus forte que l’action. Pour des raisons toutes différentes les uns des autres, nous avons créé ces samskaras qui nous poussent à reproduire des schèmes de réactions… et quand on prend conscience de ceux-ci… mon dieu qu’on aime pas toujours cela se voir aller (hen?!!).

Pour ma part, lorsque je suis confrontée à une incapacité, un échec, j’ai tendance à vouloir me battre contre les faits (encore et toujours en espérant un résultat différent… ben oui 😉 ). J’ai de la difficulté à accepter de ne pas être capable… de ne pas être «assez». De cela peut découler un paquet de pensées et de réactions vraiment autodestructrices  «Je devrais être capable!» «Merde je pensais que j’étais meilleure que ça!».

Que ceux et celles qui sont aussi coupables lèvent la main!! 😉

J’ai pleinement conscience de ces patterns, et j’ai appris à les gérer au quotidien. Cependant, il y a des moments où c’est plus facile que d’autres. Comme on dit, on ne développe pas des outils autogestion pour changer, mais pour se connaitre, intervenir sur soi et agir autrement.

Dernièrement, dans un contexte de voyage, de décalage horaire, de fatigue et de «peu de solitude» ce pattern m’a rattrapé comme un coup de poing au visage. D’anciennes blessures, tant physiques que psychologiques, ont refaites surface et j’ai dû respecter le rythme de mon corps dans un voyage d’escalade que je planifiais depuis longtemps. Pendant un moment je me suis comparée, j’ai été déçue de moi-même et j’ai remis en question mes choix et mes compétences.

J’ai vécu ce retour en arrière et je me suis vue aller… complètement! Puis après avoir exprimé ce que je ressentais… j’ai eu le choix… parce que oui, on a très souvent le choix. J’ai eu le choix d’ancrer encore plus ce pattern à l’intérieur de moi et de gâcher tout ce qui pouvait constituer une réussite, un beau moment. J’ai eu le choix de ne pas vivre le moment présent, de demeurer dans mes pensées destructrices, et de regretter par la suite le déroulement de ce que j’avais panifié depuis des mois. De laisser la déception et les attentes non adaptées m’empêcher d’être «ici et maintenant». Mais j’ai choisi de ressentir ce qui se passait… de l’écouter… de respirer et … d’accepter que ce qui est est… Je ne dis pas que cela est régler pour toujours (ho non!)… mais les «Je devrais être capable» on laissé place aux «je vais faire du mieux que je peux dans le moment présent» et les «Cool j’ai réussi cette voie là» ou «Crime j’ai fait l’enchainement que je n’avais pas réussis la dernière fois» ont pris la place des «pourquoi elle est capable».

Nous avons tous des samskaras. Parfois, les facteurs font qu’ils prennent le dessus même si nous savons que nous devrions faire autrement… agir autrement.

Même si sur le coup on se sent poche, faible, nul… il n’en est rien… ne vous en voulez pas! Nous avons tous cette capacité à l’intérieur de soi de croire et d’avancer.

Il suffit d’observer, d’accepter, de respirer… et de profiter de ce moment… aussi inconfortable soit-il… pour faire autrement… mettre le pied hors de la tornade… pour avancer, un pas de plus, vers «l’ici et maintenant».

Lorsque la colère fait place à la reconnaissance

rire-2Il y a de cela un an, j’ai vécu l’une des pires années au niveau professionnel. Milieu difficile, guerres de pouvoir, ambiance quotidienne extrêmement malsaine… et j’en passe. J’étais dépassée de voir que même en relation d’aide et dans les milieux d’éducation, ceux qui désirent aider les autres, peuvent tellement perdre de vu la personne pour qui l’on travaille au profit de gains personnels.

Pendant longtemps je me suis remise en question. J’ai identifié certains paterns comportementaux que j’ai (on en a tous!), certains schèmes de pensées erronées (tsé les belles pensées négatives qu’il nous est si facile de nous dire à répétitions)… et j’ai accepté ce qui se passait là… maintenant. Est-ce que j’ai réussi à lâcher prise sur tout?! HE NON! Mais j’ai travaillé fort quotidiennement pour faire la part des choses et continuer à avancer dans une dynamique d’équipe des plus négative et malsaine.

Pendant longtemps j’ai eu des émotions très négatives à l’égard de ce milieu et de mon expérience à cet endroit. J’ai eu de la colère, un sentiment d’injustice tellement profond. J’avais l’impression que j’avais le devoir de convaincre les leaders négatifs que leurs comportements étaient inadéquats et recentrer chacun d’entre eux sur le «pourquoi et pour qui» on travaille… Je suis une personne qui n’a pas l’habitude de garder sous silence les injustices et qui désire vraiment faire avancer les choses. Je me suis donc heurtée souvent à des personnes qui ne voulaient pas vivre de changement ou qui réagissaient négativement à mes actions ou mes paroles ne sachant pas trop quoi faire dans leur situation, demeurant avec leur impuissance.

J’ai ensuite eu de la peine et un sentiment de déception. J’avais l’impression de ne pas avoir réussi… j’avais l’impression d’avoir laissé tomber les jeunes que j’accompagnais… de ne pas avoir été assez «forte» pour demeurer là dans l’adversité.

Et j’ai commencé à prendre du recul. J’ai commencé à voir les situations de l’extérieur… les cercles vicieux bien ancrés dans le système actuel dans lequel je suis. J’ai vu des personnes dépassées, en survie… qui font de leur mieux avec leur réalité, leurs forces, leurs difficultés et leurs enjeux personnels. J’ai commencé à voir derrière les paroles blessantes et les comportements inadéquats des personnes, une peur profonde de perdre le contrôle et une réaction puissante afin de ne pas perdre pied dans leur quotidien.

J’ai pris conscience de mon besoin vital de faire avancer les choses. De ce désir de créer, d’innover et de cette passion pour l’accompagnement de l’humain tel qu’il est dans son moment présent… avec ses difficultés, ses forces et ses besoins «ici et maintenant».

Et il y a quelques jours de cela… assise avec une super gang de profs qui prendront part à un projet de cœur comme il s’en fait peu maintenant (Yoga Dandelion) j’ai ressentie pour la première fois une reconnaissance profonde d’avoir vécue cette pire année de ma vie en tant que professionnelle en relation d’aide. Je me suis entendue dire «Si je n’avais pas passé par là… je n’aurais pas la conviction profonde que je suis ici pour innover, créer et accompagner avec cœur chaque personne que je rencontre tant en tant que psychoéducatrice, qu’en tant que professeure de yoga». Et pour la première fois, il n’y avait aucune hésitation… tout était dit… tout était vrai.

Lorsque quelqu’un nous dit «il faut laisser le temps faire les choses» on a tendance à se dire «va… (petter dans les fleurs)» parce que les émotions négatives vécues sont trop puissantes pour voir la possibilité de s’en sortir un jour. Mais prendre distance, respirer, accepter de pleurer et de crier parfois, s’entourer de personnes positives qui nous aiment et croient en nous… méditer pour prendre conscience de nos idées négatives, de nos paterns de pensées… et nous choisir… choisir de travailler sur soi, de prendre en main ce sur quoi nous avons du pouvoir… c’est possible.

Aujourd’hui je sais… Est-ce que demain tout sera aussi clair? À suivre, la vie est comme cela…. Faite d’émotions, de hauts et de bas. De moments de doutes, de pleurs… et de rires. Mais la vie nous donne le droit de choisir et de croire… et j’ai choisi d’y croire.

Alors attention 2017-2018… j’arrive et je suis impatiente de rencontrer, connecter et partager. Impatience d’accompagner chacune des personnes que je croiserai dans mon travail et de créer afin de faire avancer les choses… à ma façon… une respiration à la fois. Et en plus… je sais que plusieurs personnes géniales se trouvent juste à côté de moi, des amis et des collaborateurs en or,  et ce même si parfois ce sera plus difficile ou si je me trompe.

Alors… on se voit  bientôt…. 🙂

Ces moments…où le yoga devient plus

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Il m’arrive parfois, entre mon travail de psychoéducatrice, celui de prof de yoga, mes entrainements d’escalade, les amis, la famille… de délaisser mon tapis de yoga et ma pratique personnelle (hé oui!). Pendant un moment je m’oublie un instant et tourne le dos à mon tapis «parce que j’ai pas le temps» ou parce que «je suis trop fatiguée» (je suis humaine aussi tsé… 😛 ).

Et là un élément arrive dans ma vie, un stress au travail, mes vieilles blessures de grimpeuse qui reviennent… et quelqu’un ou quelque chose me ramène à mon tapis, à ma pratique… à moi.

Lorsque ces moments arrivent, je reconnecte à moi… et je fais face à une panoplie d’émotions et de pensées qui font partie actuellement de ma vie, mais que mon cerveau sait si bien «gérer autrement» sans trop que je ne réalise. Je fais face à mon bassin qui ne collabore pas, à mon épaule qui est plus instable, à ma respiration qui est moins profonde, moins fluide… et à mes jugements! Ces jugements qui m’amène à éviter certains éléments dans ma vie ou à me juger trop sévèrement beaucoup trop souvent. Et là… je me permets un peu plus d’accueillir, d’observer, d’accepter et de mieux respirer.

Mon tapis de yoga en a vue des choses! S’il pouvait parler il serait là pour me rappeler le chemin que je parcours avec lui lorsque je le reprends avec moi et le déroule pour un moment. Pour moi le yoga c’est des asanas, des pranayamas, de la pleine conscience, un style de vie et des valeurs plus humaines… mais c’est aussi beaucoup plus que ça! Pour la psychoéducatrice que je suis, le yoga c’est aussi ce moment face à soit qui nous amène à ce questionner, à vivre ce que l’on refusait de voir ou d’accepter. C’est ce moment où l’on teste ses limites, où l’égo prend parfois place pour augmenter notre estime personnelle face à une réussite. Cet endroit où l’on se retrouve face à soi-même sur son tapis….mais entouré d’autres personnes….face à nos craintes et nos peurs!

«Et si je l’ai pas… je suis certaine que je suis vraiment plus poche que les autres»

Et c’est à ce moment que la magie opère…!

En tant que yogi j’apprends énormément sur moi et la vie lorsque je me retrouve sur mon tapis de yoga et encore plus en pratique guidée!

Alors quand je me retrouve dans le rôle de la prof, pour moi c’est une occasion exceptionnelle de partager, mais aussi d’accompagner.

En psychoéducation on appel ces moments le «vécu partagé». Ce moment où l’on vit quelque chose avec l’autre et que l’activité mise en place permet à la personne accompagnée de faire des prises de conscience, de travailler sur soi.

J’adore l’aspect anatomique du yoga. Les bienfaits physiques, cela a changé ma vie après d’importantes blessures. J’aime aussi les pranayamas et le style de vie associé au yoga et à l’ouverture à soi et aux autres.

J’adore voir les yogis réussir des postures pour lesquelles ils travaillent fort. J’adore voir leur corps se détendre par la respiration consciente et de les entendre dire à quel point ils se sentent mieux après le cours. J’adore aussi tous ces moments où l’on rit de bon coeur ensemble juste pour le plaisir d’être là et parce que je me suis fourvoyée ou que je vous amène à pousser vos limites.

Mais il y a ces moments…

Ces moments parfaits…

Ces moments où le yoga devient «vécu partagé»!

Ces moments où les émotions négatives prennent le dessus.

Où vous quittez la posture parce que «c’est trop difficile» ou que «vous êtes pas capable de faire ca!»

Ces moments où vous quittez le moment présent pour rire avec votre voisin, regarder l’heure…

Ces moments où vous perdez la respiration et que les pensées… avec toutes leur puissance reprennent le dessus!

Ces moments où vous n’êtes plus du tout en yoga…

Ce moment précis où votre malaise atteint un point qui vous inciterait à fuir…

Mais….

où j’entends ce qui se passe clairement…

Ce moment où le yoga n’est plus seulement asanas ou pranayamas… mais devient encore plus grand!

Ce moment où l’on prend une pause et que je vous demande de réaliser ce qui se passe. D’observer, de comprendre…

«Comment réagissez-vous face à un obstacle dans votre sport, votre vie?»

«Observez ce que vous vous dites présentement? Est-ce que vous vous jugez? Remettez vous compétences en question?»

Puis ce moment où l’on respire ensemble, se dote de moyens pour continuer et où l’on retourne dans la même posture, tous ensemble.

Et finalement celui où je vous vois… sourire aux lèvres…

Celui où je peux lire dans vos yeux clairement que vous avez réalisé quelque chose, que vous avez fait une prise de conscience… et que (wow!) vous vous êtes encore un peu plus rapproché de la personne incroyable que vous êtes.

Ce moment précis où la magie… est devenue réalité.

🙂

Chrystelle

Il y a ces moments…

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Il a ces moments parfaits… ces moments où l’on ce dit «je suis au bon endroit, au bon moment».

Il y a ces moments de travail acharné. Ces moments où l’on met notre âme, notre coeur et toute notre énergie dans ce que l’on construit parce que l’on y croit profondément. Parce que l’on sait que c’est ÇA, tout simplement.

Il a y ces moments de découragement, ces moments où l’on ne voit plus trop le bout, ces moments où l’on met de côté un instant pour faire le vide afin de mieux revenir.

Et il y a ces moments de doute… ces moments où l’on se compare, où l’on se demande si ce que l’on fait est «assez», si l’ON est assez!

Ces moments où l’on doute de soi, de ce que l’on fait. Ces moments où l’on se questionne, se remet en question. Ces moments de nostalgie, de peine même parfois. Ces moments où l’on a réellement le coeur lourd parce que, mon dieu que l’on met du coeur et de la passion dans chacun des mots, chacun des ajustements. Parce que chaque fois que l’on guide on se retrouve SOI… sans masque, sans artifice, sans mettre de l’avant le «paraitre». Parce que chaque fois que l’on partage, que l’on accompagne… la personne que l’on est connecte avec l’autre devant soi.

Il y a ces moments de vérité, ces moments profonds où l’on partage ses peurs et ses angoisses. Ces moments où l’on réalise que d’autres, tout comme soi, ressentent ce doute inévitable, coeur dénudé et passion mise de l’avant.

Et il y a ces moments qui suivent… ces moments où l’on regarde devant. Ces moments où l’on croit de nouveau, notre coeur reprenant son envol. Ces moments d’action, de passion renouvelée. Ces moments de flamme dans les yeux et de feu au ventre. Ces moments où l’on se retrouve de nouveau parmi les personnes pour qui l’on vit cette vague d’émotions au quotidien. Ces personnes qui nous poussent à continuer de créer, d’innover de partager.
Cette Tribe qui fait vibrer notre âme… mais TELLEMENT! Cette Tribe qui crée de nouveau des moments parfais… des moments «d’ici et maintenant» où l’on est au bon endroit au bon moment… tout simplement.

Merci à chacun de vous… TELLEMENT!

Chrystelle xxxx

Démystifier la méditation pleine conscience

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À quoi pensez-vous lorsque l’on vous dit «Je médite»?!

Pas de gêne ici… il se pourrait que vous imaginiez la personne dans la posture du lotus faisant des Ôm pendant des heures et visualisant une boule d’énergie au niveau du plexus solaire! Et sérieusement, ce n’est pas complètement faux, mais la méditation est loin de se limiter à cela.

Le mot méditation est un mot très abstrait pour plusieurs et qui fait souvent peur. Normal, on a peur de l’inconnu, peur d’avoir l’air ridicule, peur de ce que l’on ne comprend pas et de ce qui nous semble inutile. Mais à la base, la méditation est l’action de centrer notre esprit sur un élément précis. Y amener toute notre attention et se distancer de ce qui se passe autour de cet élément. Alors oui, dans un yoga plus classique ou dans un cours avec un but précis, le professeur vous guidera dans une méditation lors de laquelle vous pourrez visualiser une couleur au niveau d’un chakra, un lieu réconfortant, une émotion positive, etc. Mais la méditation peut aussi être l’action de se centrer sur le moment présent uniquement!

« S’arrêter et observer, les yeux fermés, ce qui se passe en soi (sa propre respiration, ses sensations corporelles, le flot incessant des pensées) et autour de soi (sons, odeurs…). Seulement observer, sans juger, sans attendre quoi que ce soit, sans rien empêcher d’arriver à son esprit, mais aussi sans s’accrocher à ce qui y passe. C’est tout. C’est simple. C’est la méditation de pleine conscience.» (Christophe André, 2010).

Ce moment où dans un cours de yoga la prof vous dit « observez ce qui se passe à l’intérieur de vous. Observez les pensées. Peut-être que vous analysez la situation, que vous vous jugez. Peut-être que vous prenez conscience d’inconforts, d’un désir de bouger. Observez et sans vous rattacher à ces observations, distancez-vous et respirez à l’intérieur de celles-ci. Travaillez ce va-et-vient entre vos pensées, vos sensations et votre respiration». Ce moment où elle vous ramène ici et maintenant. Ce moment où l’on a beaucoup trop tendance à se juger parce qu’on est «encore» parties dans nos pensées et qu’on a perdu notre respiration une fois de plus (et pourtant c’est TELLEMENT HUMAIN!).

La pleine conscience c’est prendre conscience de ce qui se passe, l’accepter et revenir dans moment présent. Être conscient de ce qui se passe dans notre corps, notre tête et notre cœur ici et maintenant. Et sachez que même si aujourd’hui vous partez aux 3 secondes dans votre tête pendant la méditation, que vous perdez continuellement votre respiration MAIS que vous vous ramenez à celle-ci quand vous le réaliser… et bien vous travaillez la méditation pleine conscience (OUI OUI!). Aucun humain n’arrive à n’avoir aucune pensées, aucune émotion… et on ne veut pas non plus supprimer cela! Mais on veut en avoir conscience et leur laisser la place qui leur revient sans leur laisser TOUTE la place.

Dans cette optique… avez-vous besoin d’être assis en lotus pendant une heure pour faire de la méditation pleine conscience. C’est une avenue, une possibilité, mais non une obligation. Vous pouvez être en pleine conscience à tout moment de votre journée. En prenant 2 minutes pour vous centrer sur votre respiration et observer celle-ci. Observer les mouvements créer à l’intérieur de votre corps par cette respiration. Prendre 5 grandes respirations complètes en observant chaque inspiration et chaque expiration.

Vous pouvez être en pleine conscience en riant avec des amis! En prenant le temps d’observer comment vous vous sentez dans le moment présent à ce moment précis à l’intérieur de votre corps, votre tête et votre cœur.

Vous pouvez marcher en pleine conscience en écoutant le bruit de vos pas, en observant le contact de vos pieds avec le sol, en observant les couleurs, les textures autour de vous…

Et vous savez quoi… c’est simple, personne ne s’en rend compte, ça ne coûte rien… et vous travaillez à être plus présent à vous-même et à ce qui est important pour vous. Vous travaillez à vous distancer des pensées et émotions qui prennent parfois une place phénoménale dans notre vie et ont des impacts insoupçonnés. Prendre une pause, une distance, pour voir plus clair et mieux profiter des moments positifs de votre vie. c’est tu pas assez merveilleux ?! 🙂

La pleine conscience a des effets incroyables sur le quotidien de ceux qui la pratiquent. Soyez curieux et découvrez cette pratique avec ouverture. Selon votre réalité et vos besoins, elle s’inclut ensuite tellement facilement à votre quotidien sans avoir besoin de vous déplacer toutes les semaines dans un cours de méditation si votre style de vie ou votre intérêt ne vous amènent pas là. Et si cela vous semble difficile d’être dans le moment présent, cela s’apprend! Selon votre préférence une panoplie d’ateliers existent avec une avenue plus bouddhiste, plus yogique, ou une avenue plus psychologique. Permettez-vous d’essayer et de tester! Avec un peu de pratique, vous verrez l’impact possible dans votre quotidien et apprendrez à lui faire une petite place dans votre routine ou lorsque vous en ressentirez le besoin dans votre journée.

Bref… osez! Osez être plus présent à vous et vous verrez… c’est merveilleux. 🙂

Pour 2017


2016 a été pour moi une année de « réalisations ». Réalisation au sens concret de la chose comme dans créer deux projets qui me tiennent à coeur soit Yogini Rebelle et Boho Spirit, mais également au sens plus abstrait et psychologique de la chose!

En 2016, j’ai pris le temps de regarder dans mon sac à dos et accepté d’ouvrir les yeux sur les choses qui deviennent lourdes avec le temps mais qu’on fait mine de rien avec notre bon ami Déni! J’ai accepté les travers qui font aussi partie de qui je suis et accepté de travailler sur moi, et ce, au quotidien. Parce qu’on va se le dire, ce n’est pas une question de 2 soins énergétiques ou de deux rencontres chez le psy « travailler sur soi ». C’est accepter ce qui se présente à soi chaque matin, les émotions, les événements, les déceptions, le réussites… accepter de ressentir et de respirer au travers de ces choses qui « sont » tout simplement. Accepter que parfois on a besoin d’aide pour avancer, parfois non. Sans jugement envers soi-même. J’ai laissé aller, accepté mes tords, écouté mon coeur et me suis rapprochée des gens que j’aime et avec qui je peux être moi sans jugements ni masque.  

Ai-je atteint la perfection en 2016?!?!?! HaHaHa! Mon dieu non! Mon égo prends parfois le dessus, mon perfectionnisme fait parfois de moi ma pire ennemie… mais j’en prends conscience, l’accepte et y travaille! Et vous savez quoi? Je dis : merci 2016!!! Merci pour ces montagnes russes, ces moments difficiles, ces douleurs du passé et du présent que tu m’as permis de sentir, observer et accepter davantage pour avancer. 

Pour 2017…

Je demande à l’univers une année remplie d’amour, de bonheur, « d’ici et maintenant ». Une année de passion, d’escalade, de yoga, de voyages, de rire et de moments présents magiques qui deviendront des souvenirs bien ancrées dans mon coeur, ma tête et mon âme.

Pour 2017 je vous souhaite d’être heureux. D’ÊTRE pleinement la personne que vous êtes… unique… merveilleuse… avec ses qualités et ses travers! De sentir, de vivre… d’être pleinement dans chaque moment présent. 

On se revoit en 2017 chers amis, yogis, humains merveilleux… pour partager, vibrer et triper ensemble plus que jamais! 

Love 

Chrystelle 

Rassemblement Ôm Yoga - Yogini Rebelle

Gestion du stress II: Approfondissement de la pleine conscience.

Gestion du stress II: Approfondissement de la pleine conscience

Vous désirez approfondir vos connaissances sur la gestion du stress ? Vous voulez en apprendre davantage sur la pleine conscience et devenir plus autonome dans votre pratique ?

Alors cet atelier est pour vous !

Psychoéducatrice et professeure de yoga, Chrystelle St-Pierre développe, depuis quelques années, une expertise unique dans la gestion de l’anxiété et du stress au quotidien. Par des ateliers comme celui-ci, elle se donne pour mission de vous aider à affronter le stress autrement, en jumelant le meilleur de ses connaissances yogiques et psychologiques. L’atelier proposé jumelle théorie et pratique afin de vous permettre une meilleure assimilation.

Contenu de l’atelier de gestion du stress II:

-La pleine conscience au quotidien;
-La conscience des sons;
-La pleine conscience par la respiration;
-Méditation de la pleine conscience afin de se distancer de ses pensées;
-Méditation de la pleine conscience afin de se distancer de ses émotions;
-SORCR: La pleine conscience afin de faire des choix conscient en période de stress!

Prérequis:

Avoir participé à l’atelier d’initiation à la gestion du stress par le yoga donné par Chrystelle St-Pierre.

OU

-Connaître le fonctionnement du stress, ses origines ainsi que les symptômes associés (psychologiques, physiques et émotionnels) ;
-Être initié à la pratique de la pleine conscience, et ;
-Être initié à la respiration complète ainsi qu’à son impact sur les symptômes du stress.

Samedi, 21 janvier, 13 heures à 16 heures (Durée : 3 heures)

Investissement: 45$ +taxes

Pour inscriptionhttps://clients.mindbodyonline.com/ASP/main_enroll.asp?studioid=46761&tg=23&vt=11&lvl=&stype=-8&view=day&trn=20&page=&catid=&prodid=&date=01%2f21%2f17&classid=0&prodGroupId=&sSU=&optForwardingLink=&qParam=&justloggedin=&nLgIn=&pMode=0&loc=1

Formation pour mieux accompagner les adolescents vivant du stress et de l’anxiété

Accompagnement des adolescents dans la gestion du stress

et de l’anxiété au quotidien

 

Vous êtes enseignant, éducateur spécialisé, intervenant ou professionnel et travaillez auprès des adolescents? Vous désirez augmenter vos connaissances et développer davantage d’outils en lien avec la gestion du stress et de l’anxiété auprès de cette clientèle? Inscrivez-vous dès maintenant! Le stress et l’anxiété font de plus en plus partie de la vie des adolescents d’aujourd’hui et il peut être difficile de bien accompagner ceux-ci face aux diverses manifestations souvent mal interprétées (crise de colère, refus de travailler, isolement, etc.) auxquelles nous faisons face quotidiennement. Cette formation vous permettra de mieux dépister et comprendre les problématiques de stress et d’anxiété chez les adolescents, mais également d’ajouter des outils concrets à vos interventions quotidiennes.

* Formation continue reconnue par l’OPPQ.

 

À la fin de cette formation vous serez en mesure de :

  • Dépister le stress, l’anxiété et l’anxiété de performance auprès des adolescents;
  • Intervenir auprès d’eux afin de les accompagner davantage dans la gestion de ces problématiques;
  • Comprendre les notions de respiration consciente et de pleine conscience;
  • Comprendre les impacts de ces deux éléments au quotidien;
  • Intégrer la pleine conscience dans VOTRE quotidien et l’intégrer dans vous interventions auprès des adolescents;
  • Intégrer la respiration consciente dans VOTRE quotidien et l’intégrer dans vous interventions auprès des adolescents;
  • Utiliser un discours et des outils favorisant le développement de la pensée positive auprès des adolescents.

 

Durée: 2 jours

Dates: 14-15 janvier **COMPLET**

Coût: Inscription avant le 1er décembre  250$+tx / Inscription après le 1er décembre 299$ + tx

Contenu détaillé:

Bloc 1- Comprendre

  • Développement de l’adolescent – comportements et émotions au quotidien;
  • Le stress et l’anxiété (différences et manifestations);
  • Les impacts du stress et de l’anxiété au quotidien;
  • L’anxiété de performance;
  • Respiration et apport en oxygène.

Bloc 2  – Intervenir

  • Comprendre et vivre la pleine conscience ;
  • Quand et comment inclure la pleine conscience dans votre quotidien et dans vos interventions;
  • Le cortisol et l’importance d’arrêter pour se centrer (divers outils concrets à utiliser au quotidien);
  • Comprendre le rôle de la respiration et en tirer profit au quotidien;
  • SORCR: Outil psychoéducatif afin de faire des choix conscients en période de stress.

Bloc 3-Intervenir

  • Le besoin de tester les limites et la notion d’impulsivité- comment l’amener à prendre conscience, et à diminuer l’impulsivité;
  • Développement de la pensée positive (visualisation VS empruntes);
  • Objectifs adaptés (PAD-PEX);
  • Discours favorisant l’implication VS la fuite ou le découragement.

 

Outils utilisés:

  • Yoga;
  • Respiration et respiration consciente;
  • Pleine conscience (conscience de soi, son corps, ses pensées, ses émotions et s’en distancer, concentration dans le moment présent « ici et maintenant);
  • Ateliers magistraux;
  • Techniques psychoéducatives (pensée positive, résolution de problème (réduction de l’impulsivité, gestion du stress, notion d’objectif adapté…).